10 faits que certaines personnes ignorent sur Sainte-Lucie


  • Les triangles au centre du drapeau de Sainte-Lucie représentent les deux pitons. L’un est représenté de la couleur du soleil et l’autre est noir avec des contours blancs: le noir représente la population en grande majorité d’origine africaine et les contours blancs représentent l’influence européenne. Si la signification des drapeaux caribéens vous intéresse, n’hésitez pas à consulter cet article.
  • Les pitons de Sainte-Lucie (Gros-piton et Petit-piton) sont inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco, tout comme la citadelle la Ferrière en Haïti, ou encore les traditions des marrons de Moore Town en Jamaïque.
  • Le secteur du tourisme rapporte près de la moitié des revenus économiques de l’île. L’île bénéficie d’une excellente réputation au niveau international, d’ailleurs il s’agit d’une destination très prisée de nombreuses personnalités qui viennent s’y ressourcer.
  • Joseph Marcell, alias Geoffrey de la série « Le prince de bel air » est un afro-caribéen né à Sainte-Lucie.
  • Plus de 80% de la population sainte-lucienne est d’ascendance africaine. Cela paraît sans doute évident étant donnés les aléas de l’histoire en étant à l’origine , mais il s’agit simplement de faire la différence avec d’autres pays comme par exemple Trinidad-et-Tobago où la population est composée en grande partie de descendants d’indiens.
  • Comme énormément de personnes le savent, nous avons un point commun avec nos frères et soeurs de Sainte-Lucie (et de la Dominique): le kréyol, ou patwa. En effet durant la période esclavagiste, les français et les anglais se sont entre-tués pour mettre la main sur cette île qui est passée quatorze fois d’une « domination » anglaise à française et vice versa. Cela explique le fait que le nom de certains lieux soit en français et que nos langues soient si similaires.
  • Contrairement à ce que pensent certaines personnes, il existe à Sainte-Lucie et dans la majorité des pays de la Caraïbe, un comité national pour les réparation. Ce comité mène différents types d’actions comme, entre autres, la sensibilisation en milieu scolaire… « Emancipation cannot be complete without reparation », ce sont des mots que l’on peut entendre dans la vidéo ci dessous. Bien que la majorité des îles de la Caraïbe sont indépendantes, parler du passé et le remettre en question reste d’actualité pour la simple raison que la situation actuelle en découle d’une manière ou d’une autre.
  • Comme dans toutes les îles de la Caraïbe ainsi que les pays ayant connu l’esclavage, le marronnage y a toujours existé. Dans l’histoire de Sainte-Lucie, on retrouve de nombreux personnages qui ont joué un rôle majeur dans cette lutte pour la liberté. C’est par exemple le cas de Flore Gaillard, une esclave qui après avoir exécuté son « maître » à mené une insurrection historique contre les anglais: la bataille de Rabot.

  • L’esclavage est aboli à Sainte-Lucie en 1834 comme dans la majorité des anciennes colonies britanniques, mais les anciens esclaves étaient contraints de continuer à travailler près de 40 heures par semaine pendant une période probatoire en l’échange de nourriture et d’un endroit ou loger, sans recevoir aucun salaire. Ils ne pouvaient être payés qu’en cas d’heures supplémentaires, et acheter leur « vraie » liberté seulement si ils arrivaient à en avoir les moyens. Il a fallu attendre le 1er aout 1838, soit quatre années plus tard pour que cette « liberté » soit acquise.
  • Sainte-Lucie devient totalement indépendante du Royaume-uni le 22 février 1979.

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